La terre mère
August 3rd, 2008
Pour nombres d’australiens, de nouveaux zélandais, de canadiens ou encore d’américains se rendre en Grande Bretagne c’est un peu se rendre à la terre mère. Là d’où est venu une partie de leur famille, là ou se trouve une partie de leurs racines. Même chose pour les latinos avec l’Espagne, les Québécois avec la France, ou encore une partie des peuples d’Asie centrale et d’Europe de l’est avec la Turquie ou la Russie… Pour moi, et pour les maghrébins en général c’est l’Arabie. Et plus précisément le Yémen, étant donné que c’est une tribu yéménite qui a été envoyée en premier lieu pour conquérir le Maghreb.
Pour tous ceux qui effectuent ce genre de « pèlerinage », c’est toujours une expérience spéciale. On éprouve une certaine sensation de familiarité avec des lieux pourtant découvert pour la première fois. Et en même temps l’impression d’avoir devant soi une version différente de son pays d’origine. En observant les gens, on perçoit une partie de soi-même. Les comportements, les manières de parler, les relations sociales… tant de points similaires. Les influences étrangères se ressentent aussi plus clairement. Et plus précisément les différences dues à une histoire qui a divergée à un moment donné.
Ici au Yémen, j’ai l’impression que l’histoire s’est tout simplement figée dans le temps. Mis à part le khat, cette plante verte mâchée à longueur de journée, je n’ai pas l’impression que la société yéménite a énormément changée depuis l’envoi des premiers cavaliers en direction de l’Afrique du nord. Autant au niveau architectural que social ce pays demeure pour moi un musée à ciel ouvert.

