Oman

July 21st, 2008

Dans un petit sultanat comme Dubaï, il n’est pas vraiment évident de fréquenter les locaux. Et cela, pour deux raisons. Premièrement ils ne représentent que 15% de la population totale. Depuis les douaniers à l’aéroport, ce n’est qu’à de rares occasions que j’ai revu des « locaux ». C’était soit des policiers soit des responsables de musée. Deuxièmement, les émiratis sont en général loin d’être les plus curieux lorsqu’ils rencontrent des étrangers. A l’image de ce monsieur d’Abu Dhabi assit à coté de moi sur un banc public. Pendant dix bonnes minutes j’aurai essayé d’entretenir la discussion que j’ai moi-même commencé. En vain, cela aurai été unidirectionnel tout le long. Ce genre de situation n’aura été ni la première ni la dernière…


A Oman les choses sont bien différentes. Ici aussi, grâce au boom pétrolier, même s’il a été bien moins important que dans les pays voisins, la communauté étrangère est énorme (environ 30% de la population totale). Cependant les locaux y sont super amicaux, très hospitaliers et facilement accessibles. Il n’est pas rare de voir des locaux siroter un thé ou pêcher à la ligne avec des indo-pakistanais, communauté socialement la plus basse dans tout le golf persique et snobée dans la plupart des autres pays voisins. Cependant, d’après quelques expatriés rencontrés sur place, les grosses berlines de luxe qui se multiplient dans la capitale laissent à penser que cela ne va pas durer.

 


J’aurai apprécié cette semaine l’hospitalité bédouine. Du moins, de la nouvelle génération de bédouins. Je suis au bord de cette route depuis presque trente minute à agiter ma main. Une grosse Mercedes d’une autre époque s’arrête. Deux enturbannées bien mattes de peau. Ils ne vont pas au même endroit mais se proposent de me rapprocher. Ils mènent une discussion très animée que je n’arrive à comprendre (ici les gens parlent un mélange d’arabe et de swahili et prononcent le « j » à la manière des égyptiens !). De temps en temps ils s’interrompent pour me questionner sur mon voyage. Un arrêt. Une tente, ventilateur, chaises en plastic, néons accrochés au sommet et thé chaud. Un vieux monsieur prépare à l’extérieur un « méchoui ». La discussion est toujours enflammée. Le « méchoui » prêt, payé, emballé et tout le monde repart dans la grosse berline. On passe l’endroit ou j’aurai dut descendre. « Ne t’inquiète pas tu es notre invité ». Quelques kilomètres plus loin, arrêt. Un tapis sorti du coffre et est disposé sous un arbre. Tout le monde s’installe et le « méchoui » est partagé. Un peu plus tard je suis finalement mené visiter le lieu que j’avais indiqué initialement, la présumée tombe du prophète Ayub. Puis ils me ramènent en ville et me déposent à mon hôtel après avoir rempli mon sac des restes du « méchoui » et de boissons achetées en route.


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